JOE HILL

L’IWW et la Création d’une contre-culture ouvrière révolutionnaire
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Franklin Rosemont
Charles H. Kerr Publishing Company,
Chicago, 2002, 656 pages

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Traduction de poiesique pour la lutine enragée.

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Deux mots sur l’auteur :

Né à Chicago en 1943, poète, auteur et éditeur de nombreux ouvrages — essais et anthologies sur le radicalisme ouvrier U.-S. sous toutes ses formes — Franklin Rosemont découvre l’IWW à la fin des années 50 et empoche sa carte rouge en 1962, puis écrit dans la foulée à André Breton, qu’il rencontre à Paris en 1965 pour fonder l’année suivante avec sa compagne Penelope le Mouvement surréaliste aux Etats-Unis.
Co-directeur des éditions surréalistes Black Swan Press, Franklin Rosemont contribue également à la seconde jeunesse de la vénérable Charles H. Kerr Publishing Company depuis les années 1970.

Bibliographie indicative :

What is Surrealism ? Selected Writings of André Breton, Monad Press (1978), réédition 2000, Pathfinder, New-York ;
Haymarket Scrapbook, Charles H. Kerr Publishing Company, Chicago, 1986 ;
The Forecast is Hot !, avec Penelope Rosemont et Paul Garon, anthologie de textes du Mouvement surréaliste aux Etats-Unis de 1966 à 1976, Black Swan Press, Chicago, 1997 (traduction française par Guy Ducornet aux éditions Talus d’approche, 2001) ;
An Open Entrance to the Shut Palace of Wrong Numbers, Black Swan Press, Chicago, 2003.


« Joe Hill (1877 - 1915) est la personnalité la plus connue de l’histoire épique des Industrial Workers of the World (aussi appelés wobblies). Martyr ouvrier U.-S. et parolier reconnu dans le monde entier, on se souvient surtout de ses chansons du Little Red Song Book : The Preacher and the Slave (ou Pie in the Sky), Mr Block, There is Power in a Union et tant d’autres, toujours aussi populaires sur les piquets de grève.

Ce nouveau livre conséquent de Franklin Rosemont propose une étude approfondie et rafraîchissante sur la vie et l’oeuvre du célèbre barde wobbly et sur la contre-culture révolutionnaire qu’il a fini par incarner. Des ouvrages antérieurs sur Hill s’étaient déjà penchés sur le crime qu’il n’a pas commis, le coup-monté dont il fut victime et son martyre. Celui-ci apporte de nouveaux éclairages sur tous ces sujets — revenant en particulier sur la tradition du coup monté dans la “justice” U.-S. — mais se penche surtout sur l’activité et les idées de Joe Hill en tant que chansonnier, poète, hobo, intellectuel, humoriste et typique militant de base wobbly. Aucun autre livre n’entre autant dans les détails des conceptions de Hill sur le capitalisme, la suprématie blanche, les rapports de genre, la religion, la nature, la loi et la prison, aussi bien que l’écriture, l’humour, l’action directe et le syndicalisme industriel révolutionnaire. Plusieurs chapitres abordent cet aspect si peu connu du travail de Hill : le dessin. C’est toute l’oeuvre graphique de Joe Hill qui se trouve réunie ici pour la première fois, dont sa seule toile connue. Nombre d’autres illustrations présentent l’art graphique ouvrier, de Ralph Chaplin à Carlos Cortez côté wobblies comme, par ailleurs, Mike Alewitz, Gary Huck, Mike Konopacki et Lisa Lyons.

S’il examine le statut quasi mythique de Joe Hill dans l’histoire, aussi bien que sa profonde influence — sur des artistes wobs, sur d’autres radicaux, chanteurs ou poètes ; sur des mouvements allant de la Chicago Renaissance des années 1910 à la Beat Generation des années 1950 — Rosemont se penche également sur la place de Hill et de l’IWW dans la culture populaire, des mystères de la consommation de masse au rock’n’roll en passant par la science-fiction. Dans “La contribution hobo à la théorie critique”, “L’IWW contre la suprématie blanche”, “Joe Hill et l’IWW, précurseurs de Earth First ! et de l’éco-socialisme” et “Surréalisme : le style wobbly”, il avance que l’héritage de Hill — la profonde et exaltante vieille contre-culture wobblie — est encore de nos jours “l’inspiration la plus importante et un modèle pour tout nouveau mouvement révolutionnaire.” »

(Quatrième de couverture)